Revue canadienne d’orthophonie et d’audiologie

L’utilisation de jouets « chargés » sur le plan visuel réduit la spécificité des références effectuées par les mères sur les parties de ces jouets en situation de jeu avec leur enfant

 
Auteur(s) Daniela K. O’Neill
Taylor J. Deglint
Ashley M. McKinnon
Angela Nyhout
Julianne Scott
Volume 43
Nombre 1
Année 2019
Page(s) 35-47
Langue Anglais
Catégorie Article de recherche
Mots-clés Toy design
Toddlers
Parent–child talk
Referential specificity
Vocabulary
Parent–child play
Toys

Abrégé When a parent is playing with a toy with his or her child, might a toy’s “busy” visual design negatively impact the specificity and quality of the parent’s talk? In this study, 24 mother–toddler (M = 23.5 months) dyads played with both (a) unmodified visually busy commercial toys and (b) modified visually “simple” versions of these commercial toys. Our focus was on the specificity of mothers’ 552 references to the main parts of the toys (i.e., the rings of a stacking ring toy and the blocks of a nesting block toy), which was found to be impacted by the toys’ visual design. That is, with simple toys, mothers produced a significantly greater proportion of specific references (e.g., the blue ring) than non-specific references (e.g., this/that one). Indeed, the proportion of specific references was three times greater in play with the simple toys than with the busy toys. Busy toys also reduced the number of references to parts of the toy overall and children’s exposure to vocabulary such as colour terms used within specific references. These results underscore that the visual design of toys is an important aspect to consider, particularly in contexts where the goal may be to foster adult–child language and a child’s exposure to more information-rich vocabulary terms during toy play with an adult.

Dans une situation de jeu, est-ce que l’utilisation d’un jouet ayant une apparence « chargée » pourrait affecter de façon négative la spécificité et la qualité des échanges entre un parent et son enfant? Dans la présente étude, 24 dyades mère-enfant (M = 23,5 mois) ont joué avec (a) des jouets commerciaux non modifiés, dont l’apparence était « chargée », et (b) des versions modifiées et simplifiées sur le plan visuel de ces jouets. Notre attention s’est portée sur la spécificité des 552 références effectuées par les mères sur les parties principales des jouets (c.-à-d. les anneaux d’un jouet d’anneaux à empiler et les cubes d’un jouet de cubes à empiler); celles-ci se sont avérées affectées par l’apparence visuelle des jouets. Plus spécifiquement, les mères produisaient une proportion beaucoup plus importante de références spécifiques (p. ex. l’anneau bleu) que de références non spécifiques (p. ex. ceci ou cela) lors du jeu avec des jouets dont l’apparence était simplifiée. En effet, la proportion de références spécifiques était trois fois plus élevée dans les situations de jeu avec des jouets dont l’apparence était simplifiée que dans les situations de jeu avec des jouets « chargés » sur le plan visuel. L’utilisation de jouets ayant une apparence « chargée » a également réduit le nombre total de références aux parties des jouets, ainsi que la fréquence d’exposition des enfants à des mots de vocabulaire permettant de décrire les caractéristiques des jouets (p. ex. les termes utilisés dans les références spécifiques pour décrire les couleurs). Ces résultats soulignent l’importance de considérer l’apparence visuelle, et ce, particulièrement dans les contextes où l’on cherche à encourager les échanges entre un adulte et un enfant, ainsi que dans les situations de jeu où l’on cherche à augmenter l’exposition d’un enfant à un vocabulaire riche en informations.
ID 1237
Lien http://cjslpa.ca/files//2019_CJSLPA_Vol_43/No_1/CJSLPA_Vol_43_No_1_MS_1138.pdf
 
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