Revue canadienne d’orthophonie et d’audiologie

Les décisions prises à propos de l’amplification pour les enfants ayant une perte auditive bilatérale et unilatérale légère

 
Auteur(s) Elizabeth Fitzpatrick
Candace Roberts
JoAnne Whittingham
Carmen Barreira-Nielsen
Volume 41
Nombre 2
Année 2017
Page(s) 203-226
Langue Anglais
Catégorie Article de recherche
Mots-clés children
mild
hearing
loss
unilateral
amplification
decision
making
Abrégé Universal newborn hearing screening has resulted in early identification of hearing loss including a substantial number of children with mild bilateral or unilateral hearing loss. Research suggests there is considerable uncertainty about the benefits of amplification for these children. The purpose of this study was to explore audiologists’ amplification decisions for children with minimal hearing loss.
We conducted a cross-sectional survey of Canadian audiologists. Participants completed a questionnaire that included 6 typical clinical scenarios (4 mild bilateral, 2 unilateral), drawn from a pediatric audiology clinic. The survey elicited audiologists’ decisions about amplification. We also examined the relationship between amplification decisions and audiologists’ experience, percentage of children serviced, and work setting.
Questionnaires were received from 64 audiologists. For 3 scenarios, the majority of respondents (> 93%) indicated they would provide amplification. However, responses varied for the 3 other scenarios with 15.6% to 64.5% recommending no amplification. Decisions were not related to experience (< 10 versus > 10 years). However, audiologists servicing a larger pediatric clientele
(< 50% versus >50%) were less likely to recommend amplification for two scenarios, (mild unilateral,
p = .032; bilateral high frequency, p = .013). Audiologists in hospitals/public agencies were less likely than those in private settings to provide amplification in two scenarios (mild bilateral high frequency,
p = .047; mild bilateral, p =.009). There was also considerable variation in types of amplification
(e.g., hearing aids, hearing aids and FM systems, FM systems only) recommended.
In conclusion, most audiologists preferred to recommend amplification for children with mild bilateral or unilateral hearing loss. However, there were considerable differences when bilateral or unilateral thresholds were very mild. Further research is required to understand practice variations and to develop evidence-based guidance for managing these children.

Le dépistage universel de la surdité chez les nouveau-nés a conduit à l’identification précoce de la perte auditive, notamment auprès d’un nombre important d’enfants ayant une perte auditive unilatérale ou bilatérale légère. Les données de la littérature suggèrent que les bénéfices de l’amplification pour ces enfants sont incertains. L’objectif de cette étude était d’explorer les décisions d’amplification prises par les audiologistes pour les enfants ayant une perte auditive légère.
Nous avons effectué une enquête transversale auprès d’audiologistes canadiens. Les participants ont complété un questionnaire composé de six scénarios cliniques typiques (quatre portant sur une perte auditive bilatérale légère et deux portant sur une perte auditive unilatérale légère). Ces scénarios provenaient d’une clinique d’audiologie pédiatrique. L’enquête a permis de recueillir les décisions prises par des audiologistes à propos de l’amplification. Nous avons également étudié la relation entre les décisions prises à propos de l’amplification et l’expérience de l’audiologiste, le pourcentage d’enfants dans la charge de travail et le milieu de travail.
Soixante-quatre audiologistes ont retourné le questionnaire. Dans trois des scénarios, la majorité des répondants (> 93%) ont indiqué qu’ils recommanderaient l’amplification. Néanmoins, les réponses obtenues pour les trois autres scénarios variaient. De 15,6 % à 64,5 % des répondants ne recommanderaient pas l’amplification. Les décisions n’étaient pas reliées à l’expérience (< 10 versus > 10 ans). Toutefois, les audiologistes ayant un plus grand pourcentage d’enfants dans leur clientèle (< 50% versus > 50%) étaient moins susceptibles de recommander une amplification dans deux des scénarios (perte auditive unilatérale légère, p = 0,032 ; perte auditive bilatérale dans les hautes fréquences, p = 0,013). Les audiologistes travaillant dans un centre hospitalier ou dans des agences publiques étaient moins susceptibles de fournir une amplification dans deux des scénarios (perte auditive bilatérale légère dans les hautes fréquences, p = 0,047 ; perte auditive bilatérale légère, p = 0,009), lorsque comparé aux audiologistes travaillant dans le secteur privé. Une variation considérable dans le type d’amplification recommandé (p. ex., prothèses auditives, prothèses auditives et systèmes MF, systèmes MF seulement) était également notée.
En conclusion, la plupart des audiologistes ont préféré recommander une amplification pour les enfants ayant une perte auditive bilatérale ou unilatérale légère. Toutefois, des différences considérables ont été notées lorsque les seuils unilatéraux ou bilatéraux étaient très légers. Des études supplémentaires sont nécessaires pour comprendre les variations dans la pratique des audiologistes, ainsi que pour élaborer des guides basés sur les données probantes sur la façon de prendre en charge ces enfants.
ID 1211
Lien http://cjslpa.ca/files/2017_CJSLPA_Vol_41/No_02/CJSLPA_Vol_41_No_2_2017_Fitzpatrick_et_al_203-226.pdf
 
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