Revue canadienne d’orthophonie et d’audiologie

Perspectives of Speech-Language Pathologists and Audiologists on Interprofessional Collaboration / Points de vue d’orthophonistes et d’audiologistes sur la collaboration interprofessionnelle

 
Auteur(s) Bracia Eaton, BHSc. (Hons.)
Sandra Regan, RN, PhD
Volume 39
Nombre 1
Année 2015
Page(s) 6-18
Langue Anglais
Catégorie
Mots-clés interprofessional
collaboration
speech
language
pathologists
audiologists
perspectives
legislation
Abrégé Background/Rationale: Recent legislative amendments to Ontario’s health professional regulatory system require regulated health professionals, including speech-language pathologists and audiologists (S-LP&As), to collaborate interprofessionally where they share controlled acts. These changes have implications on the interprofessional collaboration (IPC) of regulated health professionals and the delivery of client care. The purpose of the analysis was to examine the perspectives of S-LP&As on IPC.

Methods: A mixed methods design and secondary analysis of a subset of data from a larger study was conducted with statistical analysis of survey data (n=171) and a content analysis of comments made by S-LP&As pertaining to factors that enable or impede IPC (n=78 individual comments).

Results: Respondents had high agreement with statements that IPC is in the public interest (95.9%), improves quality of care (91.8%), and increases access to health services (87.1%). There were statistically significant differences in responses to the IPC statements for those under 40 years compared to those over 40 years related to comfort participating in IPC, IPC emphasized in education programs, experiences of teamwork among colleagues, exposure to IPC in workplace orientation, and the belief that IPC was in the public interest. Facilitators to IPC identified by respondents include positive personalities, openness to IPC, trust, respect for others’ perspectives, problem-solving collaboratively, and formal team meetings. However, respondents identified more barriers that impede IPC in professional practice including regulatory guidelines and “piecemeal” policies, limited physician involvement, heavy workloads, “turf” issues, and lack of understanding of other health professionals’ roles and expertise.

Conclusions: This analysis provides preliminary findings on perspectives of S-LP&As on IPC within a Canadian context. In particular, these findings provide insight into facilitators that promote and barriers that impede IPC for S-LP&As in clinical practice. Work environments that foster and support collaboration, communication, trust, and mutual respect for all team members’ roles, expertise, and contributions within their scope of practice can improve health care providers’ satisfaction and optimize client care. Although S-LP&A respondents support the ideal of IPC, barriers exist that impede their ability to fully implement IPC in clinical practice. Given that S-LP&As work in a variety of settings with diverse populations, future changes to ministerial, regulatory, and administrative policies are needed to facilitate IPC in multidisciplinary practice environments.


Contexte/Fondement : Des amendements récents à la législation de l’Ontario sur le système de réglementation applicable aux professionnels de la santé, dont font partie les orthophonistes et les audiologistes, exigent une collaboration interprofessionnelle là où ces derniers partagent des actes contrôlés. Ces changements ont des conséquences pour la collaboration interprofessionnelle des professionnels de santé réglementés et pour la prestation de soins. Le but de l’analyse était d’examiner le point de vue des orthophonistes et des audiologistes sur cette collaboration.

Méthodes : Une recherche employant des méthodes mixtes et une analyse secondaire d’un sous ensemble de données tirées d’une étude plus large a été effectuée, incluant une analyse statistique des données du sondage (n=171) et une analyse de contenu des commentaires faits par les orthophonistes et les audiologistes relativement aux facteurs qui facilitent la collaboration interprofessionnelle (CIP) ou lui nuisent (n=78 commentaires d’individus).

Résultats : Les répondants étaient largement d’accord sur l’idée que la collaboration interprofessionnelle est dans l’intérêt public (95,9 %), améliore la qualité des soins (91,8 %), et augmente l’accès aux services de santé (87,1 %). Il y avait des différences statistiquement significatives entre les réponses données aux énoncés touchant la CIP chez les personnes de plus de 40 ans et chez celles de moins de 40 ans relativement à leur niveau de confort quant à leur participation à la CIP, quant à la CIP accentuée dans les programmes éducatifs, et quant à l’expérience du travail d’équipe entre collègues, à l’exposition à la CIP et à la conviction que la CIP est dans l’intérêt public. Les éléments facilitateurs de la CIP identifiés par les répondants sont notamment les personnalités positives, une ouverture envers la CIP, la confiance, le respect du point de vue des autres, la résolution de problèmes menée en collaboration et les rencontres formelles d’équipes. Toutefois, les répondants ont identifié plus d’obstacles qui entravent la CIP dans les pratiques professionnelles, comme les directives réglementaires et les politiques « à court terme », l’implication limitée des médecins, la lourdeur des charges de travail, les problèmes de « territorialisme », et le manque de compréhension du rôle et de l’expertise des autres professionnels de la santé.

Conclusions : Cette analyse dévoile des résultats préliminaires sur les points de vue des orthophonistes et des audiologistes concernant la CIP dans le contexte canadien. En particulier, ces conclusions donnent un aperçu des éléments facilitateurs qui favorisent la CIP et des obstacles qui l’entravent pour les orthophonistes et les audiologistes dans leur pratique clinique. Les milieux de travail qui facilitent et appuient la collaboration, la communication, la confiance et le respect mutuel à l’égard des rôles de tous les membres de l’équipe, de leur expertise et de leurs contributions dans leur champ de travail peuvent améliorer la satisfaction des fournisseurs de soins de santé et optimiser les soins dispensés aux clients. Quoique les répondants orthophonistes et audiologistes appuient la cause de la CIP, il existe des obstacles qui entravent leur habilité à pleinement mettre en oeuvre la CIP dans leur pratique. Compte tenu que les orthophonistes et les audiologistes travaillent dans différents environnements avec des populations diverses, il faudrait des changements dans les politiques ministérielles, réglementaires et administratives afin de faciliter la CIP dans des contextes de pratiques multidisciplinaires.
ID 1168
Lien http://cjslpa.ca/files/2015_CJSLPA_Vol_39/No_01/CJSLPA_Spring_2015_Vol_39_No_1_Eaton-Regan.pdf
 
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